dimanche 26 mai 2013

Samedi 18 mai 2013 – vers NEWCASTLE UPON TYNE


Notre petit guide météo local nous avait dit hier : demain pluie toute la journée, il avait juste oublié de préciser qu’il allait pleuvoir toute la nuit des trombes d’eau ……..La conséquence de cette heureuse prévision est que notre journée se décomposera en deux temps, visites de sites si possible et rando découverte de Newcastle.


Eh oui depuis pratiquement une semaine, on vous dit que nous n’avons eu quelques gouttes, voilà elle tombe enfin la pluie anglaise !  Après un réveil tardif prévu,  because les  intempéries, nous sortons vers 11h de notre cottage  avec la voiture ; notre premier arrêt permet de  photographier notre mur, lequel  ne ressemblait  plus  du tout à celui que l’on avait vu hier  et pour cause, le brouillard le rendait  ‘ très anglais’ à ce moment- là.
Les arrêts se sont succédés au gré des forts ou musées à visiter, qui nous informent plus en profondeur au fur et à mesure,  de cette période d’occupation romaine. Au musée de WALWICK , petite anecdote avec une pointe d’ironie , puisque le chemin et la route étaient tellement inondés,  nous avons proposé  à 2 braves randonneurs anglais  (très contents) de franchir en voiture les 20m qui leur permettraient  de garder les pieds au sec et continuer leur route,  (car l’anglais randonne même sous la pluie, chapeau).. A chaque carrefour, uniquement des  ronds-points  ou presque, des routes  nous sont signalées coupées. En plus comme les routes épousent la forme du terrain avec de 'sévères dips',  chaque creux devient un fossé rempli  d’eau à franchir au pas.
En fait si l’herbe est si verte, c’est qu’il doit souvent pleuvoir, nous nous en sommes rendus compte en marchant, nous avons  souvent senti  sous la chaussure la souplesse d’un sol très imbibé d’eau.
Direction sous la pluie NEWCASTLE,   après avoir cherché sans le trouver le temple de Mithras. NEWCASTLE  est une très grande ville et une galère pour un frenchie qui roule à gauche et doit surveiller sa droite, imaginez dans les rond points …
Nous avons trouvé heureusement l’option très grand parking gratuit à l’extérieur et pris le bus pour aller se noyer dans Newcastle (il pleuvait  toujours) : visite d’un super immense supermarché/ galerie sur 2 niveaux et des milliers de m2 étonnants, détonants  même  et que dire des tenues des d’jeunes…..ou de la couleur des cakes et pâtisseries. Les galeries énormes couvrent tout un quartier et se propagent de maisons en maisons, très surprenant, inhabituel !
Nous ressortons à la recherche d’un endroit typiquement anglais pour manger et boire, j’ai nommé «un pub ».
Là les dieux sont avec nous, le temple des pubs, des km ou presque de bières à la tireuses, des salles partout, toutes intimistes, tu rêves et tu sais que tu y es : où ? Ben à l’endroit dont tu as rêvé pfffff !
Le bar partie ou l’on consomme debout, est occupée par une nuée de dames ou « ladies », toutes endimanchées, très haut perchées (de talons pffff on se demande comment elles tiennent) qui verres à la main (de bière ou de vin) discutent  à voix très forte.  Le verbe est haut, le rire aussi, les quelques hommes présents sont discrets.
Heureusement la « vastitude » de ce pub nous permet le choix d’un salon très cosy.
Nous avons goûté un steak anglais enfoui dans un pudding, avec frites et peas  (j’ai demandé trois fois ou était le steak avant de comprendre qu’il était planqué dans le pudding),  plus une assiette de poulet nouilles poivrons,  le tout trempé dans de la sauce très hot spice, (très typique n’est- ce pas ? il faut préciser qu’il y a ici beaucoup de petits restau indiens ou asiatiques et plats correspondants),  ce qui a rendu la Guinness presque fade.  (A signaler que Chantal a même pu y boire son thé vert).
 Un petit tour chez M§S pour quelques achats et déjà 17h30, on cherche le bus du retour.  Nous ne pourrons rien vous dire de plus sur  Newcastle, sinon vous passer quelques photos, car nous n’avons pas visité aujourd’hui compte tenu du temps.
Ci-contre immense colonne dédiée à Earl Grey (Chantal voulait faire un clin d'oeil à ses copines de "thé" qui se reconnaitront, mais après vérification il s'agit d'un Earl Grey, deuxième du nom, artisan de la paix en 1832).

Pour la journée de demain, on attendra avec certitude le  matin de voir  afin de voir si le ciel est vraiment bleu.




 Pas d'infos crapaud , il était de sortie aujourd'hui !!


samedi 25 mai 2013

Vendredi 17 mai 2013 – GREENHEAD ROMAN MUSEUM – BROCOLITIA FORT

 On nous avait prédit du sang et des larmes et ce fut du sang : un blaireau mort sur le bord de la route et un chevreuil…….

Non, en fait nos hôtes, hier soir après un petit bain dans  la piscine du cottage (eh oui on ne se refuse rien pour détendre les muscles) , n’ont pas arrêté de nous traiter de fous,  d’inconscients,  de crazy frenchies non,  juste de kinds (écervelés selon eux),  après avoir eu connaissance de notre prochaine étape.
Notre parcours tenait du délire, trop dur, trop long, très très difficile : trop de montées, des descentes abruptes….. La carte ne laissait rien apparaitre de tel.
Et après une nuit agitée, je décidais « I shortens  the path dis- je », le grand papa tellement inquiet sans nous croire  nous a tendu un papier avec sa batterie de  numéros de téléphone,  il ne manquait que le 112!
Belle mise en confiance….., mais si nous écrivons ……. c’est que tout s’est à peu près bien passé, (voir les infos du crapaud) et c’est sous une nouvelle  journée d’allure  printanière que nous sommes partis légèrement inquiets.
Alors ce mur ? Pour l’avoir vu,  on l’a vu, en long, très très long, en large, très large, de face, habité, montant, descendant, comme l’illustrent bien les photos, les romains l’ont bâti en suivant chaque dénivelé (ils sont vraiment fous ces romains, au passage pour info il aura fallu 20 000 tonnes de pierre pour le réaliser).
Sous le soleil cette marche fut un plaisir, Chantal a même mis un chapeau pendant la pause casse-croûte, mais elle avait mis les gants au départ (il faut préciser que si nous avons de belles journées, la température du matin est de 5 à 7°)
Tout a commencé par une montée superbe, et on enchaine, KING’S ATHUR WELLE Turret( 2 fois).
MILLECASTLE ,  GREAT CHESTERS FORT, un autre camp, un lac magnifique, plein de turret, on passe à l’aplomb de ONCE BREWED  et là les amis du parc ont placé des parkings payants ( bien fait), très cachés pour les accros de la route.(suivez sur la carte)
Toujours aussi beau, le temps et le mur, des peel crags : on fait une halte casse- croute, avant une montée de félés, qui augure une descente de même. Nous sommes à l’abri du vent, qui accompagne agréablement la marche, mais qui gêne les arrêts : ça continue,  montées, descentes, mur,  photos moutons, descentes, montées,  chevaux, cottages,  forts, photos…. .
Tout à coup sûr une grande surface, la caisse ; classique. En clair un autel romain dédié à …. (en  cours de vérification !)  et sur l’autel plein de pièces de monnaie et çe, à quelques mètres d’une ferme (cherchez l’erreur).
Plus loin, sur un passage bas du mur : the Sycamore gap, un sycomore idéalement placé dans un point bas du mur et des milliers de fois pris en photo  par tous les marcheurs, est internationalement connu. Nous continuons, il fait de plus en plus beau, nous arrivons à HOUSESTEADS FORT ; là,  comble de la stupidité ce fort  renommé pfffff ,  n’est pas accessible au randonneur, il faut aller sur la route prendre un ticket et remonter. Ils nous obligent à longer le camps en étant à 2 m du  mur,  le nôtre,  celui que l’on côtoie depuis bientôt 40km. (Very british con con , ceci n’engage que moi) et en plus des gardiens qui surveillent !!!!! Nous nous rattraperons  plus tard car le site mérite absolument une visite. La  vue est superbe, les lacs s’enchainent, et nous descendons doucement vers la route, le chemin du mur ne la quittera plus, quelques vestiges subsistent çà et là, le chemin du mur suivra la route ou sera sur la route jusqu’à Newcastle.
Les gens et les jambes sentent l’écurie, plus que 3 miles oups, ça fait quand même 5 km et +, re échelles, escalades de bordiers, passages entre taureaux (Chantal n’est pas rassurée) et vaches, et dans le lointain la voiture.  Le trajet aujourd’hui a été  essentiellement accompli sur l’herbe avec quelques traversées de routes. Nous nous étions garés sur un parking payant sans même le savoir et pas de contravention à l’arrivée, heureusement.
Nous nous arrêterons, il sera 16h30
Indications du crapaud
Distance 22km34
Temps 6h10’49
Calories 1397
Vitesse 3.6km/h
Denivelé 0.6km

Extraits de nos documents
  Perhaps the best known section is referred to by archaeologists as Clayton wall. in the 1830 the lawyer john clayton, who was also Newcastle's town clerk, began buying up section of the wall, his aim being to prevent local farmers from helping themselves to the dressed stones for use as obvious building material.
he re-built  what you see today, essentially a dry-stone wall in- filled with rubble and capped with turf. clayton wall is not load bearing and is liable to collapse if walked upon

Peut-être la meilleure section connue de Hadrian’s Wall. Celle-ci est appelée par les archéologues « paroi Clayton ».
Dans les années 1830 l'avocat John Clayton, qui était aussi le secrétaire de la ville de Newcastle, a commencé à acheter des sections du mur, son but étant d'empêcher les agriculteurs locaux de  prendre eux-mêmes les pierres de taille pour une utilisation comme matériau de construction évidente.
Il reconstruit ce que vous voyez aujourd'hui, essentiellement un mur en pierres sèches et rempli de gravats et plafonné de gazon. La paroi Clayton  n’est pas un support de charge et risque de s'effondrer si on marche dessus !

vendredi 24 mai 2013

Jeudi 16 may 2013 - LANERCOST PRIORY- GREENHEAD Roman Army Museum





LANERCOST PRIORY- GREENHEAD Roman Army Museum
Etape cool,  soleil exceptionnel au lever. Comme nous sommes coincés par les bus, nous sollicitons SUSAN, notre hôtesse afin d’avoir un taxi qui nous emmène à LANERCOST PRIORY . Et là agréable surprise, son père est au domaine, elle nous propose qu’il nous serve de chauffeur, çà c’est cool et en plus cela nous permet de laisser notre voiture à GRENHEAD muséum, lieu prévu de l’arrivée.
L’avantage de démarrer de LANERCOST nous donne la possibilité avant toute fatigue de visiter l’Abeys et ses alentours, impressionnants. (Voir wiki ou Google pour des infos plus fines), ce que nous n’avions fait hier,  car assez fatigués à l’arrivée, et de musarder en chemin ; tiens c’est sympa au café de l’abbaye !
Nous attaquons Hadrian’s Wall du bon côté, c’est-à-dire d’Ouest en Est et sous le soleil ; après  la traditionnelle montée de départ,  c’est un horizon dégagé qui s’offre à nous ! A gauche l’ECOSSE, à droite l’ANGLETERRE, devant des vaches, des moutons ou ……..vous connaissez.
Le premier morceau de mur va surgir au coin d’un chemin ; incongru, petit, mais présent. Il faut vous dire que jusqu’alors, nos premiers  45km ont été parcourus en suivant la trace ou l’esprit du mur.
Là nous n’allions pas tarder à être servis; au gré des « gates », ou d’échelles, ou de marches sortant des murets en pierres, trop nombreux à notre goût  et qui cassent notre moyenne (voir les chiffres, l’objectif du jour n’était pas de faire une moyenne), mais qui permettent de maintenir les moutons ou autres dans leurs prairies respectives.
Le paysage se déroule de plus en plus beau, de plus en plus sauvage, qu’il est agréable de marcher sur cette magnifique herbe verte, on a l’impression de déambuler sur un tapis épais et doux. C’est  de plus en plus moutonneux et nous sommes de plus en plus  fréquemment à coté de ce mur qui nous ramène quelques  années en arrière (voire plus).
Un arrêt fortifié nous montre l’endroit préféré de notre ami Hadrien qui venait sur un point haut se délecter de la vue sur cette terrasse que lui avaient  fortifié ses braves légionnaires  (son cheval est d’ailleurs toujours là, objet de soins attentifs).
Une route (goudronnée) côtoie le mur, permettant aux trop nombreux citadins motorisés de venir nous gâcher quelquefois la solitude d’une photo, à l’approche des vestiges d’une tour ou d’un fort.
Un peu plus loin nous rencontrons des volontaires, ou gardes du parc, qui travaillent à améliorer le chemin, nous les félicitons et remercions, car sur ce chemin tout est fait pour rendre la marche facile et aisée en évitant, la boue, les erreurs de directions ou les passages délicats, le travail d’embellissement et d’entretien est énorme (un vrai travail de romain !!!).
A l’approche de GISLAND l’image est trop forte, impressionnante, le mur semble s’arrêter net au-dessus du lit d’une rivière, un chemin abrupte nous amène au pied de cette rivière, renforçant le dénivelé et valorisant encore plus l’imaginaire d’un document qui nous montre le pont tel qu’il reliait le point haut au point bas de la rive de la rivière. L’endroit est splendide et c’est là que nous dégusterons nos casse- croûtes, assis sur le mur pour un « roman lunch ».
Aujourd’hui il y a foule sur le mur, le nombre de marcheurs rencontrés est très important, quelques- uns à notre bonjour, répondent  par l’envie de discuter ; comme le temps est beau  Chantal en profite.
Nous arrivons à GISLAND, là, le mur est sensé traverser le village, naturellement il n’y a plus de trace, l’espace d’un instant le parcours nous échappe, mais là encore le trajet nous surprend, en passant entre les murs de fermes ou même grâce à des échelles permettant  de traverser les jardins de particuliers. Les photos de cottages remplacent celles du mur.
Direction GRENHEAD, nous continuons à traverser  d’immenses prairies idéalement tondues par les moutons, une voie ferrée,  une rivière, nous passons près des vestiges d’un château médiéval  « THIRLWALL CASTLE »  et nous attaquons une longue montée, pour arriver en vue du musée où nous avons laissé notre voiture.
Cette étape restera un superbe souvenir dans notre marche sur les traces « des romaines légions » aucune difficulté majeure, peu de kilomètres, mais beaucoup de belles images sous le soleil !
On tente la visite, musée ultra moderne, très axée sur les nouveaux médias et surprise sur une carte montrant les conquêtes des romaines légions dans le monde, il subsiste sur cette carte un tout petit bout de la Bretagne hors contrôle romain (devinez et vive les irréductibles gaulois !!!!)  Un passage par le bar pour se désaltérer et à la sortie, surprise une averse, un déluge. Quelle chance !!! Nous n’avons pas eu une seule goutte de pluie en marchant. 
 
Le crapaud nous a dit,
 Temps  3h 51’ 14 

Distance 14.83km
Calories 950
Vitesse 3.8km/h (on vous avait dit, à cause des échelles !!!! )
Pas 14833
Dénivelé totale 500m








jeudi 23 mai 2013

Mercredi 15 mai 2013 - LANERCOSTE PRIORY –CARLISLE



Ce devait être CARLISLE – LANERSCOSTE PRIORY et ce fut LANERCOSTE PRIORY –CARLISLE   pffffff
La faute aux anglais et aux bus anglais, pas foutus de circuler en semaine contrairement aux publicités qui vous jurent, qu’il suffit de faire un signe au chauffeur sauf que quand il n’y a pas de bus, eh bien, tu peux toujours  faire des signes !
Mais il restait l’espoir et la timetable indiquait un bus partant à 14h29 de CARLISLE et nous ramenant au prieuré, où était garée la voiture,  pour 15h06, sauf que partir et marcher n’est pas un problème si l’on
  connait le chemin, le dénivelé et les miles (pour se donner du courage, Chantal prenait chaque poteau indicateur en photo afin d’être sûre du solde des miles à faire …).
Et là, costauds les deux, car nous arrivons à 14h 11, assis devant le départ du supposé bus ! (Nous étions partis à 9h30)
Mais nada, niet, rien, finalement,  ils ne  fonctionnent que le samedi et le dimanche : direction MARC & SPENCER pour un thé , un chocolat copieusement crémé et orné de chamallows, le tout au milieu d’un public retraité (consommateur comme nous) et un tour à l’office du tourisme  pour dire notre façon de penser (dont ils se foutent éperdument…..).
Il reste le retour par le « cab », juste 2 fois plus cher  que le bus,  cool ! (imaginons le prix en France)
Cela étant,  la journée démarrée sous la bruine, s’éclaircit et laisse place à un temps maussade, assez chaud avec peu d’averses.
Le chemin qui débute n’a rien à voir avec celui d’hier, composé à 90% de randonnée sur herbe, ce fut un plaisir, panorama magnifique, grandes étendues très vertes, moutons,  cottages , ou grandes étendues vertes avec moutons vaches (tiens quelquefois elles ressemblent drôlement à nos vaches vosgiennes les belles noires et blanches, sauf qu’ici ce sont peut- être encore des vaches......folles) et cottages, ou prés verts, chevaux, moutons et cottages, le pied (non les deux) .  Le tout a été  ponctué d’un nombre incalculable de Gates (portes anti- évasion  pour moutons), d’allées dans les champs cordialement tondues :   du jamais vu et surtout un retour en fanfare de l’humour anglais ; il y a :
  - celui qui ne veut voir personne,  construit et aménage  chemin et pont derrière sa propriété, avec raffinement,
 - celui qui informe sur la x ième  gate  de la présence à 0,6 miles de wc momentanément mis à disposition et là, plantée  au beau milieu du hameau ou perdue devant une ferme, une cabine WC couleur bleue bien visible, à toutes fins utiles …….. 
  -  le surprenant qui,  par ordre d’un décret de l’empereur Hadrien met à disposition dans une caisse, boissons et friandises  à des tarifs tout à fait conviviaux, (on y a fait un petit arrêt jus de fruit bien apprécié afin de participer)
  - celui qui autorise le passage à 10m de sa maison sur son magnifique gazon,  de tous les randonneurs, mais là  on a envie de marcher sur la pointe des pieds,
 et j’en passe.
Et pour couronner le tout et nous rassurer, si vraiment il le fallait, nous tombons sur la première trace visible et historique du mur : un panneau indicateur rappelant que nous sommes bien sur le parcours de ce mur et cerise sur le gâteau, un bout de ce mur, nous sommes gâtés.

Nous avons rencontré aujourd’hui pas mal de randonneurs, que nous saluons toujours par un "bonjour fort", indiquant notre nationalité, ce qui occasionne le passage rapide des gênés de ne pouvoir engager la conversation, ou au contraire et le plus souvent, les palabres en 2 langues, nous en anglais et eux fiers de tester leur français, mais tous très courtois. Peu avant d’arriver nous traverserons un magnifique parc.
La ville approche et avec elle les bruits de circulation et les chemins qui cèdent la place à 2% de route toujours insupportable, mais bon, nous le savions. Et notre pas est plus pesant, voire pire. L’horaire sera tenu, mais notre but reste quand même  de randonner sans contraintes horaires.
Partis à 9h37 nous sommes arrivés à CARLISLE à 14h11, les données du crapaud (nom donné par Chantal à mon téléphone qui commente, d’une voix « croassant  et en Anglais svp »  toutes les 5’ le temps de marche réalisé) sont les suivantes
Temps  4h 42’ 12 
Distance 21 km 99 + 500m (avant qu’il ne puisse démarrer pour cause d’humidité)  soit  22km499
Calories dépensées 1362
Vitesse réalisée 4.7 km/h (un peu moins vite qu’hier à causes de toutes les gates) des pointes à 6.8 !!!!!
Dénivelé totale 474m
Nombre de pas !!!!!!! 21994  



Pour voir les photos en plus grand, il suffit de cliquer dessus 

mercredi 22 mai 2013

Mardi 14 mai 2013 - BROWNESS-ON-SOLWAY/CARLISLE



Pour notre première journée en Angleterre, le temps est impressionnant ; il est 4 h 41 et déjà le soleil inonde la chambre (il faut préciser qu’ici aucune maison ne possède de volets).
Je prends mon petit déjeuner et surprise, Chantal est levée et prête à 8 heures ; nous partons en traversant la lande toute ensoleillée et arrivons à Carlisle à 9 h : le but  était de prendre un bus qui nous emmènerait  à Browness  afin de pouvoir marcher tranquillement pour rejoindre la voiture que nous laisserions  à Carlisle.
Il est prévu de faire la randonnée d’Ouest en Est car dans les blogs que nous avons pu lire, il semble que le vent souffle toujours dans cette direction.

Après avoir garé la voiture, nous cherchons le syndicat d’initiatives, dont l’ouverture est prévue seulement à 9 h 30. Des belges qui ont randonné l’an dernier, faisaient état, sur leur blog,  d’un bus partant pour Browness   à 9 h 35, mais nous voulions nous en assurer ; l’OT nous confirme bien cet horaire mais il est trop tard pour nous.
Nous nous  renseignons  sur les possibilités de retour d’un bus dans le sens contraire en fin d’après- midi et nous décidons de partir tranquillement à Browness  et y laisser la voiture.
Cependant nous n’avons pas encore l’esprit giratoire anglais et nous ratons régulièrement toutes les bonnes directions ; une heure passée et 20 km plus tard (on passe sur l’état et la largeur des routes), nous voilà à Browness, très petit village qui marque le début ou la fin du mur, selon le côté de démarrage, (il faut parler de l’empreinte du mur car pour l’instant il ne reste rien)   et nous garons là avant de démarrer notre randonnée à 11 h 20.

Nous longeons  agréablement le Solway Firth en cheminant tranquillement sur le bord de la route, au soleil et au bord de l’eau ; nous traversons PORT CARLISLE et découvrons les premiers magnifiques cottages ; sur un sentier un canard nous précède afin d’arriver à DRUMBURGH, première indication d’une trace du mur d’Hadrien.
Nous allons attaquer ensuite une très longue ligne droite de 6 km portés par un agréable vent de ¾.
A BOUSTEAD HILL, nous trouvons un petit abri face à la rivière EDEN  pour le casse- croûte ; la reprise de la ligne droite se fera sur un talus nous permettant de regarder de chaque côté du chemin, à droite des vaches et à gauche : des vaches ! Nous traversons de superbes villages et leurs magnifiques cottages bien fleuris pour certains.




 A BURGH BY SAND, nous découvrons la statue du roi Edouard I ; là,  le sentier s’égare vers « les verts pâturages » et nous le ratons pour malencontreusement continuer sur la route jusqu’à CARLISLE. Nous rejoignons le centre-ville en traversant sa banlieue au milieu des habitations dont aucune n’est plus haute que 2 étages ; nous retrouvons le fort en faisant le tour pour nous diriger assez rapidement vers la station de bus ; il est 16 h et le bus part à 16 h 30 pour retourner chercher la voiture. Cette première marche ne nous a pas emballés, car nous espérions beaucoup plus d’herbe que du goudron, mais ce sera pour plus tard ……

Nous repasserons par un supermarché Sainsbury (grande marque là- bas vue partout) afin de faire le plein de nourriture pour les journées à venir.


Retour sous le soleil vers le cottage.











Au  travers cette première journée, nous sommes chaque fois épatés de la gentillesse de tous les anglais rencontrés, qui eux,  ne parlent pas un mot de français mais tiennent absolument à discuter avec nous.
Les randonnées sont encadrées par notre « cardio trainer », baptisé « Le Crapaud » et qui nous indique chaque soir le temps de marche et les calories perdues !
Ce soir, temps de marche 4 h 34’12 secondes
Distance parcourue : 22,19 km
Calories : 1 385
Vitesse horaire : 4,9 km/heure
Dénivelé : 0,500 km
Nombre de pas : 22 192  ( de l’humour le crapaud)