lundi 15 octobre 2018

De GRAMAT à ROCAMADOUR, petite distance- grande étape par la beauté des lieux et des paysages.



Mercredi 29/08/2018

Nous quittons calmement Gramat épicentre du causse QUERCY pour nous diriger tranquillement vers ROCAMADOUR. Le temps est gris incertain et enfin plus frais que les autres jours. Quelques rares gouttes de pluie ne perturberont pas notre rando du jour.
Moulin du Saut
Nous empruntons un superbe chemin entre murs de pierres et chênes verts à feuillage persistant. Nous sommes rapidement rattrapés et interpellés joyeusement par nos américains, et là deux groupes se forment, devant les hommes, dans la foulée de Bill (quelle foulée) et derrière les dames plus occupées à se raconter tout et encore plus. Le résultat est que tout en appréciant la qualité du chemin, la beauté des lieux, les falaises, les gorges, le cheminement au côté de l’Alzou, nous arrivons dans un superbe canyon et au moulin du Saut.  10’ d’attente à minima avant que ces dames n’apparaissent, nous les pensions égarées…..
L'heure du thé
Petite pause thé et chacun repart de son coté. L’aménagement du chemin nous fait traverser les différents niveaux du moulin, il manque quelques panneaux explicatifs mais l’agencement sécurisé est au top. Le sentier repart sur les bord du canyon, seules de grosses vasques naturelles recueillent encore de l’eau en cette période très sèche. Nous serpentons en suivant toujours le lit de l’Alzou jusqu'à nous trouver à un deuxième moulin, le moulin de Tournefeuille,  un pont nous renvoie sur la rive opposée.
Heureusement que l'Alzou était à sec
La promenade entre les falaises nous amène au dernier moulin visible, le moulin de Sirogne, quand au  tout dernier  mais plus discret car envahi par la végétation, il s’agit du moulin de Boulégou. Le site  https://www.chemins-secrets.org/moulins-accueil vous en apprendra plus sur ces moulins à turbines et non à aubes.
Moulin de Tournefeuille
Cette très belle rando en compagnie de nos amis américains débouche sur un parking en dessous de Rocamadour. La vue est impressionnante, mais l’arrivée à midi dans un lieu surpeuplé nous change profondément des gorges secrètes de l’Alzou des villages endormi et dumurmure paisible de la nature.
Il ne reste plus qu’à trouver l’hébergement, laissant le petit train touristique de coté, nous monterons à pied au milieu des badauds. Le lieu d’hébergement se trouvant après recherches tout en haut c’est à un véritable chemin de croix que nous nous livrons. (il ne s’agit pas d’un sens figuré)
Pause sacs à l’hôtellerie des bonnes sœurs(il n’y en a plus) et repas en proximité, pour moi ce sera un après midi repos plutôt que baderies touristico-religieuses.  Bader, de l'occitan badar « regarder bouche bée » 😇😇😇
 Le gîte ouvre à 15 h douche et descente vers 18 h au moment où le site se purge de sa masse de touristes, beaucoup d’étrangers.
Pour manipuler toute cette masse, 2 ascenseurs concurrents et 2 petits trains.
On approche
Après le repas pris à mi hauteur, comme l’étape avait été courte et que Marianne nous ai fait un coup de Calimero (du style : on ne m’écoute jamais….) nous sommes remontés par un sentier que quelqu’un lui avait indiqué, sentier admirable pour la vue, moins pour nos petits petons en tongs. 
Hébergement au centre d’accueil Notre Dame (tout en haut) à 34 € pour 2,  chambre avec douche plus petit déj 5/pers. Pas d’eau potable sur le parcours.
 
 Parcours de 14 km 4, hors chemin de croix et sentier nocturne. Vitesse 5.4 km/h (merci Bill)
 Demain sera un autre jour.
Pour l’instant histoire, remontez en 1166, 1183, 1244, 1428, 1562 ………………si vous voulez en savoir plus Bonne recherche.

A droite notre hôtel.............







dimanche 14 octobre 2018

DE LACAPELLE MARIVAL à GRAMMAT



Les chemins du jour






Mardi 28/08/2018

Enfin un départ tôt ou presque. A 8 h nous sommes devant la supérette pour préparer le casse croûte du jour, mais pas de pain, le boulanger a dû oublier de se réveiller nous dit-on, tant pis ce serra  du pain préfabriqué…..
Le trajet emprunte une route jusqu'à nous amener à l’entrée d’un joli village encore un peu endormi. RUDELLE, beau parc petite rivière et son pont, et surtout une énorme église fortifiée à 2 étages. Un touriste cherchera comme nous l’entrée de l’église …………fermée.
Eglise fortifiée de RUDELLE
Pour la petite histoire le baron de Cardaillac propriétaire la cédera aux habitants sous réserve qu’ils l’entretiennent. Apparemment au vu de son état, c’est ce qu’ils ont fait et font certainement encore.
Toujours par les routes (petites routes) où presque, nous arrivons à THEMINES. Nous  y faisons une halte sous la halle pour la pause de 11h et à l’abri du soleil. Dans ce petit village il y a beaucoup de choses prévues  pour le pèlerin, gîte café…. Sous la halle et autour, on nous indique une antériorité remontant à 1262 pour son marché. Nous y retrouvons un jeune marcheur en quête de découverte par la rando.
Nous reprenons la route (petite route) pour arriver à L’HOPITAL vaste village  que la grande route traverse, vaste esplanade avec un arbre et un seul banc occupé par une randonneuse en mode « pause » mais qui nous laissera son banc, un point d’eau permet de refaire les pleins et attaquer le pique nique
L’HOPITAL :  la commune est une commune martyre de la dernière guerre, encore « Das Reich » (à lire ainsi que la vie de « Sainte Fleur »)
L’HÔPITAL doit aussi son nom  à un hospital pour les pèlerins de passage.
Gramat
Cette étape étant relativement longue nous allons nous contenter de rejoindre GRAMMAT par l’ancien GR qui emprunte la voix romaine. Ce sera encore une route (petite) puis un agréable grand chemin en ligne droite sur 7 km en partie ombragé qui se termine en sentier à l’approche de GRAMMAT. Mais il s’agit d’un gros bourg et l’arrivée longue et tortueuse, nous amène au bord d’un cours d’eau pour mieux remonter à flanc de coteaux.
Si l’itinéraire du jour a été très routier et long, nous n’avons que peu avalé de montées, faibles dénivelés. L’arrivée à 15 h sous la chaleur au gîte  « les petits cailloux du chemin » nous replonge dans les souvenirs du chemin de Saint Jacques avec les hébergements qui ouvrent à 17h.
M’enfin ! Un bar plus loin avec bières et grosses bouteilles de Perrier nous permettra de survivre.
L’accueil au gîte à 17h est sympa, chambres pour couples avec douche ou dortoir si le bruit de la route vous gène (Christian…),  et cerise sur le gâteau le tarif de 30 € en ½ pension par personne est pour le moins honnête. Le repas est copieux et le petit déjeuner conséquent.
Photo de famille
L’heure du départ du lendemain ne sera pas un problème car l’étape pour ROCAMADOUR est donnée pour 14 km
N’oublions pas que nous sommes en mode rando, Cooool

Le crapaud dira: Distance 25.8 km. Vitesse 4.7km/h (mais presque tout à plat et sur route en suivant le GR) pour 5h 25 de temps de marche.

Le dicton du jour entendu  au gîte
« Je prends mon temps avant que le temps ne me prenne. »
Sur un plan historique Gramat s’est longtemps déchiré entre protestant et catholiques. Et la dernière guerre y a laissé des traces. Malraux. Das Reich (encore)


samedi 13 octobre 2018

VOYAGE RANDO DANS LE LOT, ou la variante de ROCAMADOUR et du Célé, Dimanche 26 lundi 27/08/2018




Petite virée dans le LOT


A la différence des années passées le blog va se poursuivre cette année par des pages sur notre rando, écrites à la fin de notre trajet.

Smart non !
Les commentaires journaliers possibles vont êtres faussés, m’enfin !. Pas grave ça et bien m’en a pris car la couverture Internet là-bas est encore souvent aléatoire.

Le projet est FIGEAC, ROCAMADOUR, VERS, FIGEAC.

Pour les accros de la musique

 Mon amour est parti avec le loup 
Dans les grottes de Rock-Amadour 
Mon amour est parti avec le loup 
Dans les grottes de Rock-Amadour 
J'attends son retour 
J'attends son retour. 

Pour les accros de l’info

Notre chambre d’hôte
« Guide randonnée GR 65. GR 6. GR 46. Variante du Celé- Variante de Rocamadour. Chemin de Compostelle. Guide Miam Miam Dodo Édition 2017 »  (A utiliser avec précaution)

Ce guide a été complété par les infos du site Internet touristique de Figeac et du Lot, remarquablement détaillées sur les chemins, haltes, abris, tables pique nique, commerces hébergements, alimentation banques OT……………..

Nous sommes partis à 4, Marianne, Christian (les petits Suisses) Chantal, JF (les locaux)

Voiture chargée, sacs à dos prêts, le départ est fixé au dimanche 26 août .

Trajet cool, petit clin d’œil au viaduc et arrivée à Figeac où la voiture va somnoler 10 jours environ. Nous sommes hébergés en chambre d’hôtes au « SOLEILHO » Très bon accueil. Nos hébergements sont aussi réservés pour les 3 nuits suivantes.

et sa salle à manger.....
La découverte de la ville ‘médiévale’ est une très bonne surprise, d’autant que nos chambres sont au cœur du quartier historique. Nous allons naturellement voir la reproduction à très grande échelle de la pierre de Rosette  dédiée au génie des langues : Champollion.(Il parlait hébreu, arabe, chaldéen et copte le monsieur!) :  impressionnant. Nous marchons respectueusement sur les 3 alphabets. La visite du musée sera pour le retour.

Petit passage par un restaurant afin d’emmagasiner des forces puis dodo. (Miam miam Dodo vous aviez compris) Demain sera un autre jour.

Petite info, il fait très chaud.



A rechercher par curiosité:

Soleilho(u)  et pourquoi Champollion a ridiculisé les Anglais.


Moi mes souliers ont beaucoup voyagé.......




Etape du jour :    FIGEAC    LACAPELLE – MARIVAL

 Lundi 27/08/2018

UNE BELLE BROCHETTE.
Après une bonne nuit, notre première étape va se dérouler par une grosse chaleur prévue par météo France. Malgré ça il n’a pas été possible de négocier avec l’hôtesse un petit déjeuner très matinal.
Nous descendons pour 8h à la salle de petit déjeuner immense dans cette maison classée et où trône une énorme cheminée.
Le petit déjeuner va être gargantuesque et de qualité, à l’image  des lieux et de l’époque. Toutes les boissons possibles, pain beurre diverses confitures, croissants, pains au chocolat chaussons aux pommes, jambon, fromages….. Nous sommes suivis quelques instants plus tard par un couple d’américains dont le mari se jette sur mes 2 croissants, mes 2 pains au chocolat et mes 2 chaussons. Je reprends mon assiette, non mais !!! (Il en aura autant après)
CARDAILLAC
La conversation prend un tour plus serein, et les échanges sont sympas, surtout que tous deux font un max d’efforts pour parler français. En plus ils vont faire à peu près le même trajet que nous.
Enfin on se lève et bisous, bisous nous partons. Le chemin est agréable, sous couvert, relativement plat. Lors de la première montée nous sommes rattrapés par les USA, Diane et Bill. Elle petite nerveuse en jupette lui grand style G I .L’occasion d’immortaliser la rencontre par une photo. Ils repartent à un train rapide (le nôtre l’était déjà….)
L’arrivée à Cardaillac classé un des plus beaux villages de France est précédée de panneaux vantant une restauration ouverte 7j/7j matin et soir. Gag fermé ce lundi (la tête à Christian) heureusement un retour sur une supérette nous sauve pour le repas. Retour au Moyen Age dans la partie historique de Cardaillac pour une pause historico stomacale
Historico lire sur la famille Cardaillac, sur l’époque de la réforme et en plus récent la division « das reich »
Pour l’estomac, sans intérêt, ça s’est bien passé. Il y a aussi un restaurant dans le village et une boulangerie fermée le lundi. Le sentier chemine encore sous couvert mais avec une option plus hard plus difficile et va nous conduire à un plan d’eau aménagé avec une grande halle récente en bois, sortie de on ne sait où. Mais la cerise sur le gâteau, la surprise, la récompense,  c’est que au bout de la halle, Papy « Larzac » (appellation de Chantal) a installé son camping-car avec des hamacs en option détente pour les marcheurs, plus café, sirops (bio), coca…….. le tout a 1 €  Comment résister, et nous n’avons pas résisté. Un petit coin de plaisir, de bonheur simple, une attention, une gentillesse. Merci Monsieur
Naturellement la suite sera plus pénible car le soleil tape. Mais nous arrivons à 16h à Lacapelle-Marival fourbus mais immédiatement impressionnés par son énorme et magnifique château. Comme nous sommes toujours lundi, tout est fermé et le chaland est rare pour trouver notre hébergement.
Notre hôtesse nous accueille très aimablement, boissons fraîches très appréciées, douches chambre, petit repos et redécouverte du village. Tout est fermé.
Le repas concocté par notre hôtesse sera sympa et sa terrine aux pommes de terre nous comblera les possibles kilos perdus aujourd’hui.
Nous aurons avec cette dame plus de facilité pour discuter un petit déjeuner fixé à 7h.
Notre prix en ½ pensions a été pour 2 personnes de 84 €. Cette dame ne faisant que « dépanner » occasionnellement des randonneurs ou des pèlerins, nous ne communiquons pas son adresse ici.
Aujourd’hui nous avons marché 26.21 km en 6h19 hors arrêts et à une vitesse de 4.1km/h  Pas mal pour une première étape

Les découvertes du jour : Légende de la bergère, peste, guerre de 100 ans, procès divers ….. A vous de chercher.







LACAPELLE-MARIVAL



mercredi 31 mai 2017

Mercredi 31 mai. De Frangy à Essert Pittet

La décision est prise, personne ne voulant "m'abandonner" nous rentrons par bus jusqu'à Bellegarde et train pour Genève. Là, nous avons un petit créneau d'une heure environ pour retrouver Bertrand. Bertrand qui nous apprendra avoir galéré pour finir sa rando l'an dernier, une grosse fatigue physique lui ayant rendu la tâche difficile à partir de St Bernard du Touvet.
Nous attendons avec impatience de lire son livre de marche et ses pensées sur le chemin des Huguenots.
Le train nous ramènera à Essert Pittet notre point de départ.

Une première réaction avant une page de commentaires plus tard, est que ce chemin est très difficile. Pour nous il fut difficile la première année à cause du froid et des dénivelés très  importants et cette année en raison d'une chaleur inhabituelle et premières chaleurs printanières, cela en dehors de problèmes de santé. De plus cette rando s,'est faite  sac au dos.
Il est peu d'étapes qui soient faciles, nous en avons recensé trois. Il y a beaucoup d'étapes difficiles.
Difficiles surtout par les dénivelés, aucune étape n'est dangereuse (sauf conditions météo particulières),  mais les panoramas sont splendides.

Une information nous a été donnée concernant une animation sur ce chemin. Un prospectus annonce pour la semaine du 22 au 30 septembre 2017 une animation sur la traversée de l’Isère avec encadrement sur ces étapes. Il y a neuf étapes.
Renseignements  au 04 76 34 65 80
ou http://www.surlespasdeshuguenots-isère.fr

Pour nous nous repartirons en Septembre pour les quelques étapes autour de Die. Etapes écourtées par la pluie.

Nous  parlons peu de l'histoire des Huguenots, mais le site " Sur les pas des Huguenots est très bien fait, au moins pour la partie historique.
Le site de l’Isère "Sur les pas des Huguenots en Isère" est aussi fortement documenté.

Enfin dans la collection "DÉCOUVERTES" :  un livre "Sur le chemin des HUGUENOTS" des éditions "Ouest France" détaille les sources d’intérêts en Drome- Isère- Savoie- Haute Savoie; de toutes les étapes.Auteur Philippe LEMONNIER
Bon chemin

Le bouillon de Marianne nous attend
A bientot


Mardi 30 mai. De Seyssel à Frangy

Le crapaud a  dit 16,4 km pour un dénivelé avec nos erreurs de 503 m
Bon ben, quand faut y aller, faut y aller. Très bon petit déjeuner (mon seul repas), puis départ cool, un premier arrêt a la supérette pour Marianne et Christian et vogue la galère. Et c'est une galère, comme d'hab on monte sur route puis chemin pierreux, direct pas de virage. Nous partons de 257 m pour arriver sans faux plats ou autres à 477 m. Les montées j'aime encore assez, car tu sais que tu ne t’arrêteras qu'en haut, donc "faut y aller",  Mamie à fait de gros progrès dans les  montées et arrive peu de temps après nous. Mais il est vrai qu'elle vient (enfin) de découvrir lors de ces 10 jours l'utilisation des bâtons. . A partir de là nous serons tels des seigneurs sur les contreforts de la montagne des princes (facile non !).
Le hasard des besoins d'eau nous conduit souvent à demander à des locaux toujours très sympathiques. Les formes sont mises car nous ne devons pas être les seuls à les déranger. Certaines communes mettent en place des robinets poussoir pour les randonneurs assoiffés, quelquefois ce sont les cimetières, il y a toujours (souvent) un point d'eau à proximité.
Notre première demande du jour sera heureuse, car accompagnée de la possibilité de cueillir autant de cerises que l'on veut sur un arbre, merci Mr.
Nous repartons avec un nouveau compagnon, un jeune et gentil braque (chien) se prend d'amitié pour
Marianne et Christian, il ne se sépareront pas avant 4 km, où nous trouverons une brave dame qui l'attrapera pour lire sa plaque et prévenir son propriétaire. merci madame.
Petite halte à Desingy puis recherche d'un endroit ombragé pour le casse croûte  (beurk) Ma situation se débloque enfin ..... mais toujours pas d'appétit. besoin intense de récupérer, nous resterons Chantal et moi assis à l'ombre près de 3/4 d'h avant de repartir. Marianne et Christian sont une nouvelle fois chargés de descendre à Frangy récupérer les clés des chambres car hôtel restaurant et l’après midi fermeture de 14h30 jusqu'à 17h30
Nous repartons, la fatigue aidant, la chaleur, je me plante a/r plus 3 km pffff Nous retrouvons la route et la suivons cool, que de la descente. Nouvel arrêt boisson et nouvelle proposition de cerises, les arbres sont rouges tellement il y en a. La descente sur route sera longue, bien qu'agrémentée de petits bouts de sentiers qui coupent les grandes boucles des virages. L'arrivée à Frangy paraîtra très longue, d'autant qu'on ne voit pas le village, ou la petite ville avant d'avoir le nez dessus. seule satisfaction l’hôtel se situe à l'entrée de la ville.
Petit temps pour se désaltérer avant de rejoindre les chambres, mais les jambes sont de plus en plus lourdes, la récupération ne se fait pas.
petite ballade du soir avant le repas pour être bien fatigué et pouvoir dormir.... puis repas pour ces gens, moi verre de Mondeuse pour les accompagner.
Cette adresse d'hébergements comme d'autres nous avait été fournie par Bertrand, Bertrand qui avait fait le parcours en une seule fois l'an dernier. Costaud le Pasteur.
On va refaire dormir les yeux après un conseil de guerre portant sur la maniéré de faire la dernière étape, moi étant "out". Mon état de fatigue ne procurant plus aucun intérêt à la marche, la découverte et à l’effort physique.
Hébergement de Frangy aux "cave de la ferme" 3 chambres avec douches et wc, tarif tres correct, possibilité de repas typique de la région.


lundi 29 mai 2017

Lundi 29 mai. De Chindrieu à Seyssel, ou presque

Le crapaud dit 15,27 klm pour 3h 40 et une vitesse de 4,2 km/ h
Voilà ce que nous ferons,  dans des conditions particulières, mais revenons sur notre hébergement.
Situé à plus de 3 km du chemin, Christian pas plus que moi n'a apprécié cet écart, et il n’était pas question pour lui de reprendre ce morceau de route en retour
Cette chambre d'hôte, dépourvue de toute signalisation et à pied c'est la galère, se situe à coté du Chateau de Chatlillon et si on estime l'accueil (déplorable et chiffré) l'hébergement, le couchage (draps) le repas le petit déjeuner et le tarif en retour, il y a un problème.
Le tarif n'est pas à la hauteur des prestations, on paye très cher un avantage panoramique magnifique, et une plage privée .... pour le reste....
Cet hébergement a le mérite  d'exister mais il doit certainement y en avoir d'autres. Cela étant lors du petit déjeuner la présence d'un autre couple nous permet lors de la  conversation d'apprendre qu'ils ont un véhicule 7 places, et sont tout a fait d'accord pour nous déposer quelques km plus loin. Nous prendrons avec nous toute la lingerie de la chambre d'hôtes à déposer en 2 endroits, mais c'est librement consenti,
En effet l'examen des cartes de Bernard nous interpelle sur l’intérêt qu'il y a à aller par la montagne à Motz pour revenir sur Chateaufort et rejoindre Seyssel. Le tout pour un  dénivelé de 687 m...........Cela d'autant plus que par le bord du Rhône et de notre coté passe le GR 65 qui va lui vers Compostelle.
 Y aurait il encore des réminiscences des guerres de religions ?????
Pour nous ce sera par le GR puis le chemin commun huguenots Compostelle.
Nous démarrons de Vion  en suivant la digue, ou sur la digue et sous couvert. Nous arrivons à Serrieres en Chautagne par un chemin partagé roue/pied, aménagé et ferons notre première halte pour recharger les batteries, refaire le plein d'eau et s'offrir un thé ou café au lait chaud. Le GR continue a serpenter le long du Rhône et nous voyons pas mal de pèlerins passer, et s’arrêter pour discuter un moment, naturellement ils s’étonnent de notre trajet inverse du leur.N ous laissons Motz sur le haut, coupons pour rejoindre Chateaufort et rejoindre le chemin des Huguenots, et descendre en direction d'un parc aventure ombragé, avec buvette et des tables champêtres, le Bonheur.
Pendant que les trois se restaurent, je pose mon estomac a l'ombre et récupère un peu.Ce temps sera troublé par une armée de schtroumpfs, qui escalade, qui vélo, qui crient qui sont contents de profiter d'une sortie de classe par ce temps trop printanier. Quel beau métier que celui d'enseignants, dehors au grand air détendus.......
Nous repartons sur le bord du rhone avec le GR compostélo/huguenots ( mais chacun son sens), Nous "laissons"  Marianne et Christian foncer, pour rejoindre Seyssel et assurer les clés des  chambres avant 14h30. No problèmes, pas de problèmes non plus pour trouver l'Hotel Beausejour pieds dans l'eau juste devant le pont.
Superbe rando, riche en contacts, (ça faisait longtemps) de très beaux passages au bord du rhone avec  oiseaux, palmipèdes divers , des cygnes avec leurs cigneaux  cygnets ou cygnons.
Petits rafraîchissements en terrasse, récup sieste, et sortie pharmacie, il faut débloquer la situation ( garantie par mme pharmacienne) acheter les provisions du lendemain (bof) boire une bière pour les levures(?)  puis rentrer manger.
Pour eux menu, pour moi assiette de crudités, et un verre de mondeuse, non mais! repas partagé avec un groupe de kayackistes descendant le Rhône. Dodo les yeux; à plus

dimanche 28 mai 2017

Dimanche 28 mai. D'Aix les bains à Chindrieux

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons nous jamais sur l’océan des ages,
Jeter l'encre un seul jour ?

A vous de trouver la suite. De qui et pourquoi


Aujourd’hui   le crapaud a dit 21 km et 632 m de dénivelé.

Hé oui, lac ne rime pas complètement avec platitude (ça existe ça  !!)
Le développement de l'étape façon Bernard a retenu toute notre attention, Il y a bien de la montée aujourd’hui.
Cela débute par un très copieux petit déjeuner, des viennoiseries et tout ce qui va avec. Traditionnel bus urbain pour retrouver le bord du lac, et c'est parti.
Cela va démarrer de façon enchanteresse, bord de lac sans promiscuité, sauf les trains, ça ça va, passage agréable sur des pontons, mais troquets fermés, puis on attaque la montée sur route locale par Brison St Innocent !!, Très peu de fréquentation, pas de sources d'erreurs, de très belles vues sur le lac.
Aux granges de Brison , une fontaine permet de refaire les pleins, de rencontrer d'autres marcheurs et de discuter avec des locaux. Nous repartons par des chemins agréables aux montées plutôt douces.
Les points de vue se succèdent,
Nous arrivons à un petit col et à un carrefour où les choses se gâtent, point d'info sur le Chemin des Huguenots, mais une indication dessus de la Chambotte à droite. NE PAS PRENDRE  : suicidaire, montée à 4 pattes ou presque, testée sur 200 m et par nos amis suisses sur plus long. Nous redescendons et n'attendons pas longtemps avant de les voir revenir fatigués et énervés, continuerons tout droit sur le sentier qui s’avère être le bon et qui passe sous une méga corniche pour aboutir  au belvédère de la Chambotte sur la route. Sous la corniche, haut lieu de varappe, il y a des nids de grimpeurs, à l'aise, cordes sacs au milieu du chemin, " A nous les cimes", mais tous détendus et courtois
L'arrivée à cette route coïncide avec midi, donc pique nique, pour moi sieste, je stabilise l'estomac !
Je vois passer un couple, de marcheurs, une fois dans un sens puis dans l'autre sens, Mme est a la carte Mr est derrière, ça ronfle (tout n'est pas rose dans les randos). Nous reprenons la route au sens propre, longue pas mal de voitures et seul itinéraire possible. Beaucoup plus loin un sentier hard part vers la gauche, légère chute, puis arrivée à Groisin, : chaud, très chaud , là 2 possibilités, rejoindre la route que l'on vient de quitter, ou descendre sur la route d'en bas pour rejoindre le même point, chacun prend son trajet et coucou nous revoilà (Déduction, pas judicieux de quitter la route pour prendre le sentier, et reprendre la route).
Là les choses se gâtent, comme d'hab pour l'hébergement, nous savons que c'est à Chatillon, donc téléphone afin d'avoir des indications, 4 km plus loin  retéléphone : c'est à droite pas à gauche. Nous arrivons, magnifique propriété de 1 ha avec des dépendances hôtelières correctes selon la chambre, une plage privée mais un accueil loin d’être débordant de courtoisie qui nous surprend, car d'habitude nous sommes toujours accueillis avec chaleur.
Nous sommes fatigués et épuisés, je suis  maladif et quelque peu énervé.
L'hôte nous offre sur notre demande une petite bouteille de Schweps  (30 cl) pour 4 avec UN  verre,  et Chantal me demande de prêter mon verre. J'ai marché moi Mme, et j'ai demandé à boire moi Mme, mais l’hôte ne comprend pas, donc je prête mon verre ....( à l'insu de mon plein gré ) Seul bémol positif de cet accueil, un panorama à couper le souffle sur le lac et l'abbaye royale de Haute combe
Remise en état, petite baignade dans le lac en aller retour, douche froide pour refroidir la tête brûlante, puis repas auquel je ne participerai pas, et dodo les yeux, demain sera un autre jour.

Réponses des vers
Il s'agit des  premiers vers du lac de Lamartine dans ses  méditations poétiques parues en 1820 inspiré par la nature toujours semblable malgré les événements ( Décès de Mme Julie Charles, muse du poète et dont les rencontres se faisaient au lac du Bourget)