dimanche 15 mai 2011

Dimanche 15 mai - URDOS / SOMPORT



Regard sur ces Pyrénées magiques sous ce soleil

Il y a des étapes de galère et des étapes de rêves. Des étapes qui commencent mal et des étapes où tout vous sourit.

Lever 7h coup d’œil sur le ciel, presque bleu, pas de pluie.
8h Mr le maire en personne nous apporte le pain frais qu'il est chargé de faire et nous précise l'ouverture de l'épicerie à partir de 8h30. Cool pour le ravitaillement.

9h on quitte Urdos pour le col : option la route pour ménager la cheville et assurer les moyennes de marche.

Hé oui on l'a fait !
Mr le Maire, souriant, et épicier du jour

Résultat :  arrivée au Somport fiers comme des jeunes premiers. Ce col était une étape, un but, un objectif aussi même si les Pyrenées nous ont paru lointaines ou invisibles, mais cet objectif avait à peu près le même sens que celui de l'an passé qui consistait à marcher au moins 4 jours .....
Et là, quand la cheville a lâché, mon seul doute était de savoir comment j'allais atteindre le sommet du Somport...
Tout cela est du passé, tout tient !

Encore en France, mais au Somport.

Après les photos d'usage immortalisant notre passage, un rapide retour à l’humilité nous saisit.
Dans l'auberge espagnole, 2 handicapés en fauteuil roulant viennent discuter avec nous ; ils sont partis d'Arles et totalisent 710 km sur de drôles de machines qu'ils ont adaptées à leur handicap.
Olivier et Jo - leurs prénoms - sont partis de Fontvieille et aujourd'hui toute leur famille est là pour les soutenir.
Ils ont grimpé le col hier sous la pluie et le brouillard et ne se sont pas posés de questions sur la circulation vendredi (300 camions jour en semaine) et la hauteur de leur engin n'excède pas un mètre pour 2 à 3 de long .
Ils sont aventuriers au sens noble du terme, dépendant l'un de l'autre, ne réservant pas de gite,  essayant de trouver les moins gênants pour eux et peuvent être ainsi en totale indépendance tant au niveau nourriture que toile de tente qu'ils ont avec eux !!! BRAVO.

Jo et Olivier, et leur drole de machines, 70kmh en descente.
Cela étant, nous sommes quand même partis ce matin à 9h pour une arrivée à 12h30 ;  belle moyenne pour un dénivelé de 900m et une arrivée au col à 1652m. 3h30 pauses comprises. Vous en pensez quoi Bernard et Jacky ???
Là, nous nous immergeons dans le langage espagnol et ce p...de clavier bizarre....  (heureusement que Céline va corriger tout ça ...).
Tout un symbole

Photo envoyée par MMS

Nos sourires vont ce soir à Ambre et Jade, merci pour le dico, pour les pansements ils ne nous servent (actuellement) à rien.
Avec tout ça, n'oublions pas un panorama magnifique des sommets enneigés à plus de 2000m,  très froid malgré un beau soleil bleu.

Ce soir une pensée très particulière pour Soizick (on pense très très fort à elle).
Bisous, Daniel et JF

Samedi 14 mai - de BEDOUS à URDOS

Il pleut, il pleut, bergère ..... 
Bedous 400 m, Urdos 784 m : eh oui sous la pluie (on ne va pas vous faire un fromage là dessus, même si c'est la même région ...) Sachez qu'au plus gros de l'orage, on était dans un petit bar à ETSAUT à attendre en buvant un chocolat bien chaud, le passage de la boulangère.
Nous sommes ressortis après la douche diluvienne, repris notre petit bout de chemin, les petits bouts faisant les longues promenades.....

Au passage, 8 h du mat : mamy en robe de chambre est avec Papy en train de regarder pousser les légumes dehors, chacun son truc !
Le chemin de la mature
11 h 15, on approche du Fort du PORTALET et on voit le chemin de la nature telle une cicatrice dans la roche ; le fort du Portalet apparemment discret côté français est imposant si on le regarde du côté espagnol : siège d'une prison de triste mémoire de 1939 à 1945, il a acquis une nouvelle notoriété en devenant le lieu d'exil de Pétain sous De Gaulle, juste retour des choses.
Urbos se dessine devant nous juste sous les nuages, au dessus  ???? :  encore un gite 3 étoiles avec sa petite épicerie municipale en dessous.



Imaginez, dans le defilé, une route et le lit du Gave d'Aspe
L'approche du Fort du Portalet : coté France 

Mais parlons route : cette étape, nous l'avions préparée et bien préparée : il fallait faire la route du Somport ou arriver au pied du Somport pour le week-end, notre but étant de poursuivre jusqu'en haut à pieds.
La circulation sur cette route est démente vu le volume de camions qui se croisent, alors qu'il n'y a pas de place pour un piéton ; marcher ou se protéger rend la rando extrêmement dangereuse.
De nombreux conseilleurs nous avaient suggéré de prendre un bus pour éviter ce tronçon, 4 de nos amis pèlerins l'ont pris nous dépassant ainsi d'une journée ; il se dit dans la vallée que s'il n'y a pas de GR, c'est qu'il est mal entretenu, ou esprit casanier à l'extrême : à quoi sert un GR si ce n'est pour le service des pèlerins !!! ...... On trouve partout le sigle NO PASSA RAN, cependant il se met bien place une économie autour du chemin.
Et le coté défensif taillé dans la roche: coté Espagne 

Il nous reste environ 16 km pour le sommet, une broutille ! on envisage çà après la messe de dimanche matin et comme prévu, l'étape sera dédiée à Bernard et Jacky (quoiqu'il en dise).
On va certainement faire le deuil du soleil, dommage mais pour rassurer Geneviève, ce sont des pluies d'orage sans tambour ni éclairs et dont le seul danger est de rendre les pierres encore plus humides et glissantes.

A plus

samedi 14 mai 2011

Vendredi 13 mai - d'OLORON à BEDOUS

Départ tôt ce matin, 6 h 15 avec option la D 238, temps doux, agréable, pas de pluie. Au fur et à mesure de notre rando, le temps donnait l'impression de vouloir s'éclaircir de plus en plus (la vallée très large laissait déjà entendre le bruit des sonnailles et les belles béarnaises aux grandes oreilles nous regardaient passer).

Oloron a l'aube...
A 8 h, arrêt à URBE - ST CRISTAU : café ouvert pour petit déj copieux et direction ESCOT - là les choses se gâtent : la vallée se rétrécit, au point de ne laisser la place qu'au gave d'Aspe et à la route dite internationale où les camions roulent à fond (c'est la route du Somport). Le GR emprunte à flanc de gave un sentier qui ferait passer le sentier des roches pour une autoroute (mais oui et je sais que le Pat va rigoler) : à-pic, rochers, morceaux d'éboulis, arbres défoncés, un parcours aussi surprenant que dangereux et comble de malchance, il se met à pleuvoir : les pierres deviennent glissantes, la moyenne tombe.

Sentier à risque.!!!!
Après le passage d'un petit pont et dans des rochers humides, le corps part à droite et la cheville à gauche (craquement sinistre et douleur aiguë terrible) ; je continue au ralenti, on arrive à SARRANCE à 11 h, énervés d'avoir retrouvé la circulation et on décide de poursuivre tout doucement ; le sentier passe de l'autre côté de la route plus difficile que le précédent et juste au bord du gave ; puis il s'élève, on découvre un peu la main de l'homme à travers quelques murets, mais toujours une nature tourmentée, à nouveau à-pic, sentiers disparus, arbres déssouchés et toujours la vallée très étroite : quelle galère !
A PUTSUZON, on bascule à nouveau de l'autre côté : chemin plus large et plus sécurisant : reconnaissons cependant que par temps sec et moins fatigués, on aurait qualifié ce chemin de sportif ou très sportif.
A l'approche de BEDOUS, un raccourci s'impose et nous arrivons à 13 h 45 : même pas faim ! ; direction cabinets des 2 médecins : aucun ne prend sans RV, idem pour le kiné, on verra demain.
Le ciel s'est découvert dans l'après-midi et nous avons pu découvrir le panorama splendide des Pyrénées.
question : que signifie le mot MATURE dans la Vallée d'Aspe ?

Ces derniers jours nous ne trouvons pas toujours de point Wifi, d'où le petit décalage des CR.

PS - aux dernières nouvelles la cheville n'était pas enflée samedi matin et on est reparti ..... la crème ARTROGEL a fait le reste et il semble que ça va mieux.

Pour les schtroumpfs, ou l'âne regardant un âne bâté.

mercredi 11 mai 2011

Mercredi 11 mai - Lescar La Commande

Message passé depuis la cave de dégustation de la maison des vins du Jurançon à La Commande.

Petite étape : Nous préparons le gros morceau pour dimanche peut-être ?
Nous quittons le gite ce matin à 8h après le départ d'un trio de pèlerins précédemment rencontrés.
Au fil des rencontres toujours très sympathiques avec les hébergeants, les histoires de pèlerins se multiplient, pas toujours roses, même quelquefois rouge grognon et pourtant ce qui est mis à disposition dans les gites est à 95% du temps très satisfaisant au regard du prix demandé.
Là nous sommes arrivés au petit village de La Commande, gite petit mais simple pour 4 pers cuisinette WC douche pour 6,5 €.
Trajet péri urbain au départ de Lescar pour retrouver rapidement le GR admirablement proposé dans de beaux sentiers de bois.
Le soleil lui se montre fainéant, il se lève pour notre plus grand bonheur vers 10h30 ce qui nous laisse déjà le temps  d'avaler qq kms.
Une grosse montée très raide a été la seule difficulté et nous sommes arrivés à 11h à l'étape.
Et ceci toujours dans un souci de récupération en vue de notre étape de col pyrénéen et de quelques tronçons de transition plus longue.

Ici ce village de 250h a été une étape incontournable du vrai chemin de St Jacques. Tout est superbement mis en valeur et la cerise sur le gâteau, il existe la maison du Jurançon (JYH on pense à toi, on déguste là) et juste en face l'ancien hôpital pour les pèlerins.
On comprend sa situation stratégique entre vignes et douleurs de la marche, mais nous aimons sacrifier aux coutumes locales.

Toujours autant de difficultés à trouver des points Wifi ou net et en plus temps d'accès au téléchargement des photos extrêmement long.
Mais toujours des gens hyper sympas pour nous donner accès à des postes fixes.

News : pour le grand JP on t'a trouvé un autre moulin à restaurer dans un endroit magnifique .
Il parait que l'on a de bonnes nouvelles du côté de Michel, je sais que Claudine et Michel nous lisent, alors je suis très content pour le résultat du traitement, maintenant il peut nous rejoindre pour marcher ...... ou déguster .......
Pour Alain : on a vu deux palombes  .....
Et enfin, nos indiens sont revenus, on attend les photos et les récits bien colorés : comment va le dos Angelo ?

A plus

mardi 10 mai 2011

Mardi 10 mai - Anoye Morlaas puis Pau et Lescar

Encore plus "dingue", non !
Mais plus réfléchis oui !

Départ ce matin à 7h45 de Anoye, assez grippé physiquement pour 3h30 de marche, peu de dénivelé.
Cette rando nous a emmenés assez rapidement à Morlaas par découvert et un temps assez frais qui n'a duré que jusqu'à 10h,  puis la chaleur est revenue. Là nous avions tout prévu et dès l'arrivée à Morlaas, direction l'Intermarché, pour prendre ............. le bus !
Direction Pau puis Lescar pour être à 14 h au gite et relaxer le corps.

Il court il court le furet....


En marchant nous discutons qqfois famille et petits enfants et nous avons l'immense plaisir de porter à votre connaissance l'arrivée de 2 nouveaux membres. Chez Jean-Yves Hangouet, sa petite Clémence (si je ne me trompe pas) et chez Jean-François Brel un petit Marius. Pour accéder au rang envié de Papys Baladeurs il leur faudra attaquer leur carnet de route et porter dessus quelques kilomètres, encore que, en nous soutenant, nous pourrons les parrainer. Félicitations à eux (et aux parents surtout).
Depuis que nous avons quitté le Gers, le paysage a changé, moins vallonné, plus pays de bocages.
Moins d'indications de lieux dits, mais un balisage plus soutenu et très varié du chemin d'Arles.  
La tombe des rois de Navarre
Arrivée à Pau, Lescar, nous savons quel rude morceau nous attend et nous nous y préparons par qq petites étapes relais.
Nous pensons être au Somport samedi ou dimanche et espérons sur vos commentaires lire les prévisions météo les plus fines pour mieux anticiper cette étape, ou les recevoir en Sms le soir, d'avance merci!



Questions des derniers jours : Origine de la source de Monsegur ? Du mot pommier à Lescar et identité des rois qui sont enterrés dans son église, bonne chasse, mais le foie gras reste pour nous.

PS : petite photo pour les tous petits.

Lundi 9 mai - MARCIAC - ANOYE ( prononcer Hanoi)





Dans la série "on a sorti les bœufs " j'ai nommé Daniel et JF
On voulait voir, on a vu ... et la chaleur nous a forcés à boire et un max, plus de 30° aux heures les plus chaudes et il y en a eu . 
Paysage de marche 
Nous sommes partis très tôt de Marciac, but avoué tenter de rejoindre Anoye (nous laissons à notre "routeur attitré" le soin de nous dire le total de la distance effectuée), mais ce fut terriblement usant.
L'homme veut toujours repousser ses limites et là on a bien ciblé les nôtres.
L'itinéraire : Marciac vers le forgeron, puis tout droit direction Maubourguet atteint vers 10h et déjà 23°.
La légende de Monsegur
Recherche de nourriture, mais lundi donc tout fermé, exception faite des cafés et hop petit chocolat, croissant mais rien pour midi !
Seul notre positivisme exacerbé nous permet de poursuivre et là, à la sortie de la ville, un café bar alimentation pmu nous offre de quoi tenir jusqu'au soir, une boite de pâté, de thon et de sardines plus 2 oranges qui nous restaient, (tu vois JY ce n'est pas tous les jours Bizance, encore que ... attends la suite ....)
Montsegur
Le brave tenancier décide de nous offrir un café (nous ne refusons jamais) et il nous raconte sa vie, pour faire court, un ancien lieutenant "rebe" ayant terminé au 7RTA d’Épinal, le monde est petit.

On repart, chargés, sous un soleil de plomb, direction Montsegur par la D7 et D59, petit repas frugal dans ce village où nous avons trouvé un peu avant une source miraculeuse !!! pour les yeux.
Palombiere
On repart et on avale rapidement 6km, trop rapidement, on a loupé une bifurcation, sensibilisés que nous étions à la visite à Castéra- Loubix  d'une église peinte (fermée naturellement), peu de temps avant nous avions dépassé un pèlerin que l'on aurait pu prendre pour une représentation du Christ, nous en reparlerons !
15h fatigués et toujours sous un soleil de plomb nous arrivons à Bentayou Serré, nous faisons le point, puis direction Lucaré et Momy, pause désaltérante, prévision d'arrivée tardive mais on repart.
Le gite d'Anoye nous accueille à 17h30,  fourbus est le mot à minima !
Mais là, la gentillesse des bénévoles de ce gite situé dans un petit village de 149 habitants, fait oublier les rudesses de cette étape de "fous"
Le  gite 3* d' Anoye et son équipe de bénévoles "Hors-pair"  
Un point épicerie nous permet de fêter ce trajet, avec au menu, panaché ou demi en apéro avec des cerises, conserve de foie gras de canard du lieu, Pacharenc pour accompagner, petite douceur en dessert, tout ce qu'il faut pour le petit déjeuner du lendemain. 

Quelle étape et quelle fin d'étape !

dimanche 8 mai 2011

Dimanche 8 mai - de LIGUEDON à MARCIAC

Les pyrénées





Hier soir après notre douche, nous avons eu droit à un orage mais belle surprise ce matin ; les Pyrénées s'offrent à nous dans toute leur splendeur en fond de tableau.
Sur le trajet effectué sous le soleil, elles seront toujours devant nous ; l'étape a été rythmée par de courtes pauses sur les différents endroits traversés, tous au riche passé historique et dont souvent ne subsistent que des églises aujourd'hui disproportionnées par rapport à la population restante.
Vestiges du passé
Le chemin était surprenant, toujours très ombragé et tôt le matin nous avons été accompagnés par des odeurs enivrantes et par le chant des oiseaux également ; les premiers km se sont donc déroulés sous un tunnel de végétation et de chemins très sympas.

Petits chemins du matin
Petit arrêt à POUYLEBON et descente très raide pour enchainer vers SAINT CRISTAUD (Christophe protecteur des voyageurs et des pèlerins) : là, nous sommes vraiment sur le chemin .......... Un détour du GR nous amène sur un nouveau point haut pour voir des ruines datant de 980 (vraiment des ruines !) et on vous l'a déjà dit, si tous ces chemins sont agréablement couverts, ils sont malheureusement nouvellement tracés à coup de girobroyeurs et bulldozers et très "casse pattes" pour la marche.
Arrivée à MARCIAC, patrie du jazz, agréable bourgade. Daniel est apparemment "frais" et je suis complètement cassé par les inégalités des chemins : hanche et genou douloureux, mais ce sont les chemins !

Pour les news : reçu un SMS du petit JP, c'est tjs agréable de se sentir épaulé, mais j'attends son prochain message nous annonçant qu'il vient marcher avec nous la semaine prochaine vers le SOMPORT.
La légende de St Eloi, Eglise de Marciac.
A Eloi, pour lui dire que nous allons lui ramener sa légende et que vous pouvez toujours vous amuser à la découvrir.
Au fait, aujourd'hui 8 mai : au menu une bouteille de Saint Mont pour goûter le vin local et trouvé gite pèlerin assez sympa avec nécessaire couchage (draps, taie oreiller), linge de toilette et petit déjeuner (pour 15 euros)
Demain, nous tentons à nouveau un grand coup : récit demain soir si on le réussit.

Pour répondre à Bernard, tout d'abord merci pour ses encouragement et les surchaussettes (marque BV SPORT, voir le site) couvrent uniquement le mollet depuis le départ de la cheville jusqu'au genou ; elles m'avaient été recommandées par Jean François et je le remercie pour l'info.
Pour Alain, par l'intermédiaire de Corine  : on côtoie beaucoup de parcs plein de gibier à poil et à plumes et au fait je ne t'avais pas encore remercié pour les bouchons d'oreilles, qui me servent bien, je les utilise régulièrement.
Et pour d'autres, si je ne réponds pas aux appels, c'est que les portables sont fermés depuis le départ jusqu'à l'arrivée d'étape (soit vers 12, 14, 16 ou 18 heures ???)
A demain